[ par François Arias
Toshiba 55ZL1 Cevo : la plus belle image qui soit
9.5
Image incroyable en HD
Qualité d’image en 3D
Ergonomie et réglages
Dalle brillante
Prix
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Toshiba 55ZL1 Cevo : Et la lumière fut en 3D



Le Toshiba 55ZL1 n’est pas un foudre de guerre. La réactivité est somme toute moyenne. Il est vrai que le constructeur n’a jamais poussé trop loin cette spécification, avec une gamme qui tourne toujours autour de 8 ms. C’est suffisant pour la vidéo, mais dans les jeux il y a mieux au rayon TV LCD.

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Pour rappel, encore une fois :

Cette courbe recense les différentes valeurs de latence en fonction du niveau de gris à atteindre. Une alternance noir-blanc se traduit sur la courbe par un point avec l'abscisse 255, une alternance noir-gris donne un point à 125 d'abscisse tandis qu'une alternance noir-gris foncé affiche 50, etc. La latence officielle ISO spécifiée par le constructeur ne concerne que les transitions noir/blanc (0/255). Si la valeur mesurée concorde avec celle du constructeur sur ce point, elle n'a que peu de valeur quant à la réactivité de la dalle dans la pratique.

Dans la pratique



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Qualité vidéo
Globalement, quelque soit la source, les couleurs sont magnifiques et le contraste est des plus appuyés. C’est du beau boulot. Côté fluidité, c’est également un sans fautes. Oubliez le rendu caméscope de certains algorithmes de compensation de mouvement. Ici c’est presque parfait. De temps à autre apparaît un artefact derrière un personnage en mouvement mais le phénomène est si limité qu’on le note à peine. De ce point de vue, la cavalerie numérique du Cevo exprime son plein potentiel.

Définition
En ce qui nous concerne, nous ne sommes pas des ayatollahs du relief télévisuel. Le vrai challenge d’un téléviseur haut de gamme actuel reste d’afficher un Blu-ray dans des conditions proches de la perfection, et c’est ce que fait Toshiba… à la perfection. Les Blu-rays offrent une dynamique exceptionnelle, avec des noirs très profonds sans perte de détails dans les ombres. C’est difficile à exprimer mais la lumière semble vraiment sortir de l’image, un peu comme sur un Rembrandt en peinture. Les blancs sont éclatants mais aucun détail à la limite du noir ne passe à la trappe pour autant. L’écran réussit aussi l’exploit d’associer une image très cinéma sans pénaliser la netteté. En revanche, nous n’avons pas trouvé un grand intérêt à l’amélioration des détails sur les Blu-ray. Le gain n’est pas flagrant et a priori on a l’impression de pouvoir s’en passer. La définition standard n’est pas franchement le fort de cet appareil, Cevo ou pas. L’image est regardable mais sur un 55 pouces, on ne peut pas faire de miracle quel que soit la puissance de calcul. Il n’y pas assez de pixels et on ne peut pas les inventer.

3D
L’écran est bien évidemment 3D et c’est logiquement la solution à lunettes active qui a été retenue. La conversion 2D-3D n’était pas encore correctement réglée sur ce modèle de pré-production. D’autant qu’elle promet d’être bien plus impressionnante que chez la concurrence avec un processeur surpuissant. La 3D native fonctionne en revanche parfaitement. Et n’y allons pas par quatre chemins, il n’y a pas mieux, plasma y compris. Déjà, on peut en profiter dans une pièce normalement éclairée. Le puissant rétro-éclairage de 1000 cd/m2 permet de regarder un film en relief un après-midi d’été ensoleillé sans avoir à plisser les yeux pour voir ce qui se passe dans les zones les plus sombres de l’image.

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De leur côté, les lunettes ne sont pas les plus confortables que nous ayons eu. Elles appuient assez fortement sur le nez. En revanche, ceux qui ont des lunettes peuvent se rassurer, le port de cette paire supplémentaire n’est pas handicapant. Les lunettes compensent leur lourdeur par une bonne réactivité et en couvrant bien le champ de vision. A l’écran, le spectacle est garanti. Il y a vraiment très peu de contamination entre l’œil droit et l’œil gauche, les couleurs sont éclatantes : c’est bien mieux qu’au cinéma. D’autant que les jaillissements sont spectaculaires et que tous les plans successifs sont très bien découpés, aussi bien que sur les plasmas de Panasonic. Mais là où le Cevo prend l’avantage, c’est qu’il affiche cette même qualité qu’elle que soit la luminosité ambiante. D’autant plus que l’effet de clignotement est moindre que chez la concurrence aussi. Bref, si pour vous la 3D est l’avenir du home cinéma, l’écran Toshiba est fait pour vous.

Jeu vidéo
Dans les jeux vidéo, l’écran s’en sort correctement. La rémanence de la dalle n’est pas forcément meilleure que sur les appareils concurrents mais ce n’est pas trop pénalisant.

Mode PC
Le mode PC fonctionne très bien, mais il faut prendre quelques précautions. Il faut aller chercher dans les options de cadrage le réglage natif. Il faut arrêter le mode 800Hz, qui ajoute du poids dans la souris. C’est assez curieux.

Qualité sonore
La partie audio n’est pas intégrée à l’appareil. Elle vient sous la forme d’une barre de son à fixer sous la dalle via deux pattes en plexiglas. C’est beau et surtout très efficace. On a entendu mieux, notamment dans les basses mais la spatialisation est l’une des meilleures disponible aujourd’hui. Pour autant, nous vous conseillons d’étendre les possibilités sonores de l’appareil avec au minimum un bon ensemble home cinéma 2.1. Mais en réalité, ce téléviseur mérite un ensemble audio en éléments séparés et si possible en véritable 5.1.

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Conclusion



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Au final, le Toshiba 55ZL1 s’annonce comme un véritable petit chef-d’œuvre. C’est le premier téléviseur LCD à offrir une qualité d’image au moins aussi exceptionnelle que ce dont est capable un vidéoprojecteur ou un plasma. Sous certains aspects, elle est même plus impressionnante. Aucun autre appareil n’arrive à une telle dynamique avec des couleurs qui explosent tout en étant subtiles et parfaitement justes. Certains trouveront que c’en est presque trop mais nous ne sommes pas de cet avis. L’image est sublimée et on peut toujours l’adapter à ses goûts. Autre avantage évident par rapport au plasma et au vidéoprojecteur, il n’y a pas de contraintes d’installation et surtout l’image garde tout son éclat en forte luminosité ambiante ce dont les autres technologies sont incapables. On peut regretter que la lecture réseau ne soit pas au point mais il suffira d’acquérir une passerelle multimédia dédiée pour y remédier. Seul réel petit souci, ce bijou vaut tout de même 5 000 euros mais c’est le prix de l’exception technologique.

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9.5/10

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