| [ Mercredi 26 janvier 2011 ] |
par Patrick Hellio |
Nintendo 3DS : le relief en approche
Nintendo 3DS : 3D et connectée

Après avoir confirmé la date de sortie de la console, fixée au 25 mars prochain en Europe, Nintendo a profité de la conférence de presse européenne se tenant à Amsterdam mi-janvier pour permettre à un millier d’invités de tester en avant-première une sélection de jeux attendus pour les premiers mois de commercialisation de la console. Le constructeur a également souligné l’aspect connecté de la machine via des partenariats avec Eurosport pour regarder des matchs en 3D ou avec le studio Aardman Animations, créateur de Wallace et Grommit qui va développer une série animée spécialement pour la console. De nouvelles fonctionnalités de connectivité font leur apparition comme Street Pass, qui permet aux consoles passant à proximité d’échanger des données de jeu entre elles, y compris en mode veille sans oublier un système de codes amis plus simple (avec un référent unique et non plus un pour chaque jeu). Un look éprouvé

Au niveau de l’apparence de la console, Nintendo a joué la prudence en reprenant les grandes lignes du design et la taille du modèle standard Nintendo DSi. Pas de rupture donc, mais quelques nouveautés bienvenues font leur apparition ici comme un stick analogique (Circle Pad, une première dans la gamme de portables Nintendo), une touche Home qui permet, comme sur Wii, d’appeler le menu de la console sans interrompre la partie, sans oublier un interrupteur, à droite de l’écran supérieur, qui offre de moduler voire d’annuler l’intensité de l’effet 3D. Deux coloris pour la console seront disponibles au lancement : bleu lagon et le très classieux noir cosmos. La matière du boîtier est assez agréable au toucher et, comme toujours chez Nintendo, la solidité de l’ensemble semble de mise. 
Pour 250 euros, l’acheteur profitera donc de la console, accompagnée d’une station de recharge, d’un bloc d’alimentation, d’un stylet rétractable, d’une carte SD de 2 Go sans oublier des cartes permettant de jouer aux jeux de réalité augmentée embarqués dans le système. Plusieurs autres logiciels seront implémentés en mémoire comme Mii Maker, qui permet de créer des avatars à partir d’une photo de quelqu’un, Face Raiders, qui permet de jouer avec des photos du joueur, un browser pour surfer sur Internet ou encore eShop, une boutique en ligne pour acheter des jeux dématérialisés dont des titres rétros en provenance de la GameBoy par exemple. Soulignons en effet que outre l’appareil photo intérieur, la console arbore deux capteurs extérieurs permettant de prendre des clichés en 3D relief. Relief à la carte

Il faudra tester la machine sur le long terme pour savoir si une fatigue oculaire s’installe plus vite que sur une console traditionnel. La molette 3D permet, quoi qu’il en soit, de doser la puissance de l’effet relief et de le rendre plus ou moins agressif : on privilégiera certainement un effet moindre pour les jeux demandant des sessions plus longues comme les jeux d’aventure et de rôle tandis que l’on sera certainement plus enclin à « pousser » l’effet 3D sur des jeux d’arcade à grand spectacle. Pour éviter toute mauvaise surprise notamment vis-à-vis de son jeune public, Nintendo déconseille l’utilisation de la 3D pour les enfants de moins de six ans dont la vision binoculaire n’est pas encore stabilisée. Un système de contrôle parental permet pour cela aux parents de verrouiller l’usage de la 3D, mais aussi de certains aspects de connectivité. A noter que les jeux de la console seront zonés selon trois territoires : Etats-Unis, Europe et Asie.